fièvre des salons, fièvre acheteuse

Publié le par arel

Nous avions donc abandonné cette pauvre brodeuse, seule à l'entrée des allées mystérieuses du créativa ; après un regard plein de compassion pour la file qui s'allonge à l'entrée des toilettes ( je vous avais pourtant bien dit, pas de thé, de sodas..... ), la voilà qui s'élance à l'assaut des stands..... et là, oh surprise, oh joie ineffable.... les allées sont dégagées, on peut s'approcher des stands sans problème, tout un monde de délices ( et de délires ) créatifs s'ouvre devant elle. Une profusion de tissus, de fils multicolores, de tableaux.... comment résister ?

Oh bien sûr avec les facilités du net, elle connait déjà la plupart des modèles, mais rien n'égale le plaisir de les admirer en vrai, comme çà de tout près ; de pouvoir observer la finesse des points, cette harmonie des couleurs bien moins subtile par écran interposé, ces présentations raffinées jusque dans les moindres détails.

Sa main s'égare peu à peu vers son portefeuille, et là elle sait qu'elle est inexorablement perdue, hypnotisée par tant de beauté.

Et hop premier stand, quelques grilles et bien sûr les fils spéciaux nécessaires pour les réaliser ( oui je sais j'ai déjà de quoi broder jusqu'à la fin de mes jours, mais celles-là, il me les fauuuuuuuuuuuuuuuut, c'est vital ), et hop second stand, un petit kit pour faire un ours en peluche ( et oui pour son malheur, et surtout celui de son banquier, la brodeuse est une touche-à-tout), petit arrêt pour papoter avec la créatrice si sympathique ( rien que pour çà, notre brodeuse est ravie de s'être déplacée ) et zou, stand suivant ( bein oui, elle fait aussi du scrap, alors.... ). Et la voilà emportée dans une frénésie, un véritable tourbillon qui la laisse pantelante de bonheur après quelques heures ; parce qu'il va falloir quitter ce petit paradis ; les bus se succèdent devant le salon, laissant apparaître de plus en plus de victimes consentantes ; on ne peut plus approcher des stands qu'avec la plus grande peine ; on se croirait presque aux Galeries Lafayettes le premier jour des soldes ( oups, c'était votre pied, désolée, mais quelle idée de le laisser trainer par là ???? excusez-moi mais j'avais vu ce kit la première !!!!!! )

Alors là notre pauvre brodeuse sent bien que c'est fini, il faut partir ; et elle sort, serrant contre elle ses nouveaux trésors, se trouvant des tas de ( bonnes) excuses pour justifier ses achats et le fait que quoi qu'il arrive ils iront rejoindre ceux des années précédentes.

Le bonheur çà n'a pas de prix ( même s'il faut manger des nouilles pendant un mois après chaque salon), et même si son plaisir est une véritable drogue, on ne peut pas l'en blâmer ; après tout cette drogue ne fait aucun mal ( sauf au portefeuille ).

D'ailleurs sachez-le, notre brodeuse a décidé de ne pas rangé ses achats tout de suite ; elle a caressé tendrement ses nouvelles échevettes, sorti toile et aiguille, enfilé amoureusement ce rayon de couleur dans le chas et doucement s'est mise à broder... et quelques jours plus tard, une nouvelle grille rejoignait le tiroir des finis ; et oui ces achats étaient vraiment indispensables.

Publié dans Divers

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manu 13/10/2006 19:11

c'est très marrant ton récit ..il me semble que de nombreuses brodeuses peuvent se reconnaitre dans ton histoire  .. qui n'est pas un histoire  vécue évidemment !!! lol !!

germaine 04/10/2006 22:13

Ben oui ma belle faut thésoriser, on sait jamais si demain... les journées font 48 heures, un robot élit domicile chez toi et te décharge de toutes les tâches ménagères répétitives et.....  eh ben tu seras prise au dépourvu....

Fati 04/10/2006 10:15

de toute façon Ana, il y a une règle de base : une fois qu'il est fait, c'est qu'il était indispensable cet achat ...euh ces achats....:-)))

fée du logis 04/10/2006 08:15

Merci Arel, c'est tellement vrai!!!!