La malédiction de papier film

Publié le par arel

Qui a bien pu inventer un tel instrument de torture ?????? Je ne suis pas spécialement maladroite, mais là j'avoue que je m'emmèle les pinceaux et que ..... çà m'éneeeeeeeeeeeeerve.

Comment vous expliquer ? D'abord vous faites vos petites courses, et à un moment ou à un autre, vous vous retrouvez prise au piège ; il va falloir filmer les aliments. Mais qu'est-ce qu'il fait celui-là au fond de la salle ? Rangez donc votre camescope, nous parlons de film a-li-men-taire.

Je sais il existe des petites boites d'une certaines marques Tup-tup, qui conservent très bien les aliments, mais que voulez-vous, je dois avoir un côté maso.

Je disais donc, nous voilà face à ces aliments. Une grande respiration, la concentration est à son comble, on se baisse doucement ( en pliant les genoux pour préserver le dos ) - au fait, il y a bien sûr la variante du "lever de bras bien haut", si le sus-nommé film alimentaire est rangé en hauteur ; dans ce cas ne pas oublier de bien rester concentré afin d'esquiver rapidement l'avalanche de produits qui immanquablement vont essayer de vous atteindre traitreusement ; et là on attrape le rouleau de film alimentaire ; d'abord ouvrir proprement ce fichu carton. Avez -vous remarqué à quel points les "ouvertures faciles" pouvaient nous pourrir l'existence.

Tirer ici ( "super il ne se passe rien", voire "super j'ai éventré le paquet de nouilles, c'est pas grave, j'avais lavé le sol il y a 15 jours") ; Appuyez ici ( " et mer  Zut, je me suis pété un ongle", voire à nouveau "pu....rée j'ai encore eventré la boite de riz"), le carton qui renferme le film alimentaire n'échappe pas à la règle ; et oui, l'ouverture est facile..... pour cet enf  empaffé de concepteur d'emballage ( "attention chéri baisse-toi, oups trop tard ; ne t'en fais pas tu retrouveras vite la vue" , et oui les risques de l'envol sauvage de rouleau )

On ramasse le rouleau on le replace délicatement dans la boiboite ( "chéri, apportes-moi une autre boîte de pansements s'il-te plait, attention, pas par làààààààà ; ne t'en fais pas ta bosse disparaitra vite", les risques de la ballade en aveugle dans la maison ). Pourquoi les pansements ? Je ne vous l'ai pas expliqué ? Mais c'est tout simple, ce joli petit carton d'emballage est muni de petites dents acérées permettant de couper délicatement ( et surtout très facilement, si, si, c'est la pub qui le dit ) le film..... et tout autre petit doigt ayant des vélléités de s'approcher un peu trop près.

C'est fait, tout va bien ( le mari est borgne et souffre d'une migraine carabinée, mais il nous aime quand même et on peut très bien cuisiner avec des bandages gros comme des mouffles ) le rouleau est en place et les difficultés commencent ( et oui, jusqu'à maintenant ce n'était que l'échauffement )

Commençons par trouver le bout ( comme pour le rouleau de scotch, ils ont bien sûr zappé la languette ) ; on tire par là ( ah non c'était une bulle, tant pis, il y aura un trou ), on tatonne, on fait faire 10 tours au rouleau avant de trouver ( vous sentez le stress qui monte ; à savoir plus le stress monte plus le rouleau se venge ; au fait on peut connaitre les mêmes désagréments en entamant un rouleau de papier toilette NDLR )

Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiii enfin, le rouleau est prèt, dans son petit carton, entamé ; ne reste plus qu'à dérouler la bonne longueur, à filmer le steack et terminé, je peux le faire.............. "mais qu'est-ce qu'il se passe ? pourquoi tant de haine ? pourquoi moi ? Qu'est-ce que je lui ai fait à ce gfhjhftgrfghf de rouleau ?"  Vous venez de reconnaitre à coup sûr les borborygmes de la femme qui se rend compte que ce ( biiiiip) de film alimentaire ne se déroule pas régulièrement et se déchire ; on refait un respiration zen, genre mouvement de yoga de la ménagère qui sent déjà que çà ne va pas fonctionner, et on repart à la recherche du bout déchiré ( bien sûr, le début n'est plus qu'une mini-languette d'un petit micron, on a la vue brouillée par la frustration et on met bien un quart d'heure à trouver ) ; on le déroule délicatement, les mains tremblantes, le coeur battant la chamade ( et oui je vous le disait la colère monte ) et c'est fait on à enfin atteint la bonne longueur, la bonne largeur ( déchirée certes, mais pas question de reprendre à l'étape 1 ) et on s'apprète à le découper ( sur les dents acérées qui vous ont déchiquetés vos doigts ), on y arrive enfin.

Mais ne crions pas victoire trop vite, la torture de la chèvre qui vous léchouille les pieds ( dixit Germaine ) ce n'est rien en comparaison de celle du film alimentaire ; d'abord les dents si promptes à couper nos petits doigts tendres, n'ont vraiment pas l'air de savoir qu'elles ont été conçues pour couper le film, on tire, on peste, le front luisant de transpiration et la respiration saccadée ( ce blog étant un blog grand public, je vous passerais le monologue gracieux qui peut sortie de nos lèvres à ce moment-là ), on se résoud à utiliser nos dents ( c'est pas vrai je me suis mordu la langue !!!!!) et.... victoiiiiiiiiiiiire on l'a eu ; ha ha tu croyais me resister fichue film alimentaire, sous-scotch, mais c'est que tu ne me connais pas ( là aussi je vous épargne les mouvements gracieux qui composent cette danse autour de la cuisine ) et nous voilà prète à filmer le steack ( j'ai dit pas de camescope, il est buté lui ) avec ...... une boulette de papier ; et oui, dernière trouvaille, le film alimentaire colle, se recroqueville sur lui-même et là à moins d'un calme olympien ( perdu depuis de looooooooooongues minutes ), impossible de lui rendre sa forme initiale.

Il a encore gagné, mon steack est emballé dans de l'alu ( pourquoi je n'y avait pas pensé avant ? ) je balance le rouleau et son carton par la fenêtre ( désolée chéri je ne t'avais pas vu, mais oui, ne t'en fais pas tu pourras voir le match ce soir, et si c'est un peu flou, tu n'auras qu'à imaginer que tu regarde une chaîne cryptée ) et je m'effondre vaincue sur une chaise ; mais ne vous en faites pas je réessaierai demain ..... je l'aurai un jour, je l'aurai !!!!!!!!

 

La prochaine fois, nous parlerons de l'attrapé de savon mouillé, de l'aspirateur qui doit passer sous les meubles, ou du tapis à balayer avec les chats

Publié dans Divers

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germaine 11/10/2006 22:04

On sent bien que c'est du vécu. je te propose un épisode sur le sac prédécoupé (c'est vite dit) que tu tires d'un rouleau à sac, au rayon légumes du supermarché et qui a décidé que NON, il voulait pas se salir les molécules avec du sable de carottes, de la terre de poireaux, de l'eau de salade.

Shopgirl 10/10/2006 16:14

Génial ! Tu as résumé avec brio et humour le cauchemar que nous vivons avec ce biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip de biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip de film alimentaire.

Muriel 09/10/2006 13:40

trop forte, j'aurais pas pensé au papier d'alu (pourtant avec la marmotte, on devrait s'en souvenir ..)Bref, j'attends la suite, et j'apprécierais de connaitre ton idée, sur comment ouvrir un pack de lait sans en mettre le 1/4 par terre, tout en préservant l'ouverture, pour éviter que ça coule de traviole quand on s'en sert.AmicalementMurielps : merci de ce sourire !

arel 11/10/2006 10:43

C'est noté pour un futur article ;)

Cathsotte 08/10/2006 18:02

Ah oui... le film alimentaire .... Tu as raison, il y a de quoi faire un film!

Paulette 08/10/2006 13:15

Ah Ouuuuuuuuuuuuiiiiiiii,  c'est bien la première fois que ce fichu rouleau de film alimentaire me faiit rire !J'attends avec impatience le tapis à balayer avec les chats  :o))